Stérilisation à l’oxyde d’éthylène
pour les vétérinaires
Les stérilisateurs à l'oxyde d'éthylène Andersen Products permettent de stériliser / restériliser la plupart des dispositifs médicaux que les vétérinaires utilisent au quotidien. Particulièrement « doux », les cycles de stérilisation à l'OE conviennent aux instruments fragiles, dont la durée de vie est ainsi prolongée. Notre système simple et fiable vous fera faire d'importantes économies. Des milliers de cabinets vétérinaires dans le monde l'ont déjà adopté.

L'utilisation du stérilisateur Anprolene

vue par le Dr Sanspoux, vétérinaire à Bellac (Haute-Vienne)

Le Docteur Sanspoux, vétérinaire à Bellac (Haute-Vienne), cherchait une alternative à la stérilisation aux pastilles de TOM, méthode présentant des risques importants en termes de sécurité. Il a finalement opté pour un stérilisateur Anprolene. Après avoir utilisé l'appareil pendant plusieurs mois, il nous fait part de son expérience. Il nous explique également comment préparer et lancer un cycle de stérilisation dans cette courte vidéo de démonstration.

Vidéo "L'utilisation du stérilisateur Anprolene vue par le Docteur Sanspoux" | 4 minutes 4 secondes
L'avis du Dr Sanspoux, CES de traumatologie ostéo-articulaire et orthopédie animales

L’activité chirurgicale de la clinique Capvéto Bellac est bien développée et en constante progression. Nous pratiquons quotidiennement différents types de chirurgie comme de l’orthopédique et de la traumatologique, de la chirurgie des tissus mous et un peu plus rarement de la neurochirurgie.

Le nettoyage, la stérilisation du matériel et l’asepsie occupent un poste important dans établissements qui réalisent beaucoup d’actes chirurgicaux. Nous utilisons différentes techniques pour la stérilisation du matériel : parfois le trempage (fibroscope, gastroscope), la chaleur sèche (Poupinel®) pour une partie des instruments de chirurgie, la chaleur humide (autoclaves) pour les compresses, les blouses ou tout ce qui ne supporte pas la chaleur sèche. Et finalement, des pastilles de trioxyméthylène (TOM) pour les ustensiles ne supportant pas autres modes de stérilisation. En l’occurrence, appareils photos, caméras vidéo, certains matériels à moteur ou sur batterie

Le TOM est un trimère cyclique qui libère du formaldéhyde sous l’influence de la chaleur. La stérilisation des instruments au TOM est efficace à condition d’exposer les instruments à stériliser pendant une durée 24 heures à une température de 20 °C.

Malgré sa grande efficacité dans les processus de stérilisation du matériel, il est néanmoins très toxique. Le TOM est très irritant pour la peau, le nez, la gorge et les yeux. C’est également un allergène. Son pouvoir carcinogénique se limite au niveau du nasopharynx puisque 98 % de la dose inhalée est retenue au niveau de la muqueuse nasale. Il peut provoquer un carcinome du nasopharynx.

Les ASV sont très bien formées aux procédures de nettoyage et de stérilisation et leur sécurité est pour nous une priorité. Il fallait donc impérativement se débarrasser définitivement du TOM tout en trouvant une solution de remplacement satisfaisante. Après quelques recherches, nous avons trouvé le système à Anprolène, régulièrement utilisé en milieu hospitalier. Il est basé sur le pouvoir stérilisant de l’Oxyde d’Ethylène (EO).

Du fait de son état gazeux, l’EO diffuse rapidement et pénètre facilement les objets à stériliser, qui peuvent ainsi être emballés. Il permet la stérilisation à des températures tolérées par presque tous les matériaux, il est notamment actif à température ambiante, ce qui autorise l’utilisation sur des matériaux qui ne supporteraient pas la chaleur humide ou sèche comme les moteurs électriques. Il existe néanmoins des matériaux ne pouvant être stérilisés par cette méthode ; en effet les plastiques irradiés contenant des polymères chlorés, le caoutchouc et le plastique peuvent être abîmés par des dépôts de condensation. Il faut enfin noter que les matériaux poreux fortement adsorbants nécessitent beaucoup plus de temps pour se détoxiquer en fin de cycle.

Malgré la toxicité de l’EO, le système de stérilisation proposé par Andersen Products est innovant et sûr. Il était donc évident que c’était la solution idéale au remplacement des pastilles de TOM. L’utilisation du matériel est simple. Il faut cependant suivre une petite formation au terme de laquelle il devient aisé de maîtriser les étapes de manipulation. Nous utilisons le matériel depuis fin 2015 avec satisfaction et surtout avec plus de sérénité car nous savons maintenant que les risques toxiques sont maîtrisés.

En termes d’économies, nous n’avons pas encore de recul mais il semblerait que le prix de revient d’un cycle de stérilisation soit moins coûteux qu’un cycle d’autoclave. En 2013, le poste stérilisation représentait 6835 € HT pour environ 600 cycles de stérilisation (quelle que soit la méthode : chaleur sèche ou chaleur humide, hors temps ASV), ce qui représentait un coût unitaire de 11,39 € HT. Mais ceci pour un volume de 23 litres par cycles. Le stérilisateur dont nous sommes équipés, le AN-74ix dispose quant à lui d’un volume de 84 litres et le coût du cycle tournerait aux alentours des 25 € HT. Il y aurait donc presque un rapport de 1 à 2 entre les deux systèmes en faveur du stérilisateur Anprolene.

En conclusion, force est de constater que l’utilisation d’une seule et même technique de stérilisation du matériel n’est pas adaptée à tous les cas. Il faut combiner au minimum le trempage, la chaleur humide et la stérilisation à l’EO. Le trempage permettant de stériliser rapidement du matériel juste avant une intervention, la chaleur humide autorisant la multiplication des cycles dans une même journée. Et finalement, la stérilisation à l’EO qui autorise la manipulation de gros volumes ou la protection de matériels fragiles qui ne supportent pas les autres moyens de stérilisation.